On raconte qu’à Prarayer vivait un vieil homme qui passait ses jours solitaires en prière quoiqu’il ne se rendît au village pour communier pas même à Pâques.
C’est pourquoi les gens jasaient sur son compte. Le curé alors l’envoya chercher et le vieil homme, obéissant, descendit à Valpelline. C’était une tiède journée de printemps et le prêtre, avant de commencer à confesser le bonhomme, qui devait avoir beaucoup de péchés car dans le passé il ne s’était jamais rendu à l’église, le pria d’enlever son manteau.
L’homme accepta et après avoir soigneusement plié son manteau, d’un geste le plus naturel du monde, le déposa sur un faisceau de rayons de soleil qui entrait pas la fenêtre. Et le manteau resta là, suspendu. Le curé, frappé par le prodige, comprit être en présence d’un saint.
Sur la pierre où l’hermite s’agenouillait pour prier, encore aujourd’hui, on peut voir les empreintes de ses genoux.